La Lettre de FestiGays n°9, 11 juin 2002

Les résultats d'une mobilisation politique

Les résultats d'une mobilisation politique :
Il est déjà possible de faire un premier bilan des soutiens que nous avons pu obtenir dans la "société civile", le monde politique, les syndicats et les organisations non gouvernementales. Conformément à notre volonté de dialogue et de débat, nous avons dès le mois de février 2002 pris contact avec la plupart de ses organisations qui a nos yeux pouvait prendre la parole sur les thèmes de la lutte contre l'homophobie, de la lutte contre les discriminations, et plus généralement sur le type de société que nous défendons. Nous avons alors entrepris d'expliquer ce qu'est FestiGays, ce que nous organisons cette année, et bien entendu pourquoi nous l'organisons et quelles sont les débats que nous entendons faire progresser. Notre objectif était de faire en sorte que toutes ces organisations s'expriment sur ceux-ci et prennent position, avec l'espoir bien sûr de mettre en évidence que notre combat n'est pas celui d'une quelconque communauté repliée sur ses revendications, mais bien au contraire, qu'il s'inscrit dans un débat de fond sur lequel tous les acteurs ont, au nom des valeurs universelles de liberté et de solidarité, quelque chose à dire.

En voici donc le résultat :
Du côté des partis politiques républicains, nous avons tous pu les rencontrer, à l'exception du RPR, avec qui malgré notre insistance, il n'a pas été possible d'établir le dialogue. On s'en étonnera d'autant plus que Jacques Chirac lui même pendant sa campagne présidentielle a su trouver les mots les plus justes et les plus clairs pour souligner la nécessité de lutter contre tous les préjudices dont les gens peuvent souffrir à cause de leur orientation sexuelle. Le Parti Communiste, le Parti Socialiste, Les Verts, le MJS, La Souris Verte on choisi la voix d'un communiqué de presse pour exprimer leur position. A l'UDF, même si la situation locale est plus compliquée, nous avons également pu nouer le dialogue, et c'est Philippe Meynard, en tant que secrétaire national de l'UDF, qui s'est exprimé. Vous pouvez apprécier la justesse et la qualité de leur propos sur notre site www.festigays.net , où toutes leurs déclarations sont consultables.

Parallèlement, nous avons également eu des contacts avec le SGEN-CFDT, La CGT, la CFDT, le SNES, La LCR, l'UNEF, la Ligue des Droits de l'Homme, et Amnesty International. Sous des formes variées, toutes ses organisations ont exprimé leur soutien à notre démarche : ouverture de débats internes à leur structure, appel interne à participer à la Marche, communiqué, participation aux débats de la semaine culturelle.

Le 15 juin, beaucoup de ses partis politiques et de ses organisations ont choisi de participer sous leur bannière à la Marche : cette présence est l'expression du soutien à notre démarche que nous leur avons demandé. Elle sera le reflet des positions des uns et des autres. Nous savons déjà qu'ils seront nombreux, nous en sommes heureux, et nous les remercions.

Il faut également dire quelques mots de notre comité de soutien : des personnalités de tous bords et de toutes origines ont là aussi choisi d'exprimer leur soutien. Des élus et des responsables politiques comme Catherine Trautmann, Roland Ries, Robert Hue, Jean-Luc Romero et Philippe Meynard, des artistes comme Tomi Ungerer, et des responsables d'organisations et des personnalités. Au total 51 personnes, dont vous pouvez consulter la liste sur www.festigays.net. Nous les remercions toutes et tous pour leur soutien.

Retour sur le concert des Schrillmänners et Weibrations :
Pour ceux qui n'y étaient pas, et pour ceux qui y étaient et veulent voir les photos, allez voir le reportage de Cathy Chevillot sur www.festigays.net/schr0506.htm

Enfin, pas besoin de le redire, maintenant, c'est commencé, il n'y a plus qu'à participer, alors on vous attend nombreux à tous les événements pour poursuivre le dialogue.