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Dossier
de Presse
- Communiqué de Presse
- Qui sommes-nous ?
- La Constitution Européenne
- Point sur les droits des personnes en France
- Nos revendications
- Semaine de la Visibilité
- Marche de la Visibilité
- Contacts
- Remerciements
1. Communiqué de Presse
Droit au respect ! Respect des droits !
L’Europe en 2005 :
les unions de personnes de même sexe sont désormais légalisée
en Belgique, aux Pays-Bas, ainsi qu’en Espagne, où les couples
homosexuels peuvent désormais également adopter. Et en France
? Que dalle. Ou bien si, une loi réprimandant les insultes à
caractère homophobe, actuellement au banc d’essai.
Mais pourquoi nous mobilisons-nous encore cette
année ? Car nous, personnes homosexuelles, transgenre, bisexuelles,
lesbiennes, asexuelles, intergenre, nous n’avons pas encore gagné
le plus important de nos combats : le respect. Bien sûr, une loi est
une avancée — bien que celles apportées par la loi «
Nouchet » puissent être discutables —, mais au-delà
de la législation, notre combat est celui de la reconnaissance, de
l’acceptation et de la tolérance par nos concitoyens. C’est
aller de personne à personne, expliquer, argumenter, gagner ce droit
au respect qui ne nous est pas garanti par la république française.
C’est proposer des débats publics, des conférences, des
concerts lors de la Semaine de la Visibilité LGBT (expression désormais
consacrée : Lesbienne, Gay, Bisexuelle et Transgenre).
Serons-nous satisfaits une fois respectés
par nos semblables ? Pas tout à fait… Au delà de cette
légitimité à aimer comme nous l’entendons, nous
nous battons également pour le droit à la reconnaissance de
ces unions par le mariage — oui, le mariage, et rien d’autre
! —, ainsi que le droit à filiation, car quoi qu’en disent
nos politiques, nos concitoyens, la presse ou les sondages, nous avons la
possibilité de donner la vie, et nous n’avons pas attendu une
loi pour ce faire.
Cette année à nouveau, nous nous
insurgerons contre des discriminations à la peau trop dure, dans la
rue, au travail, dans les médias, au Parlement, dans les écoles…
Cette année encore, nous ferons écho comme partout dans le
monde aux événements de Stonewall (New York, 27 juin 1969)
qui furent le début d’un combat qui ne touche toujours pas à
sa fin. Enfin, cette année encore, nous allons montrer à nos
Élus, à nos concitoyens, à toute personne dans les rues
de Strasbourg ce samedi 18 juin que nous existons bel et bien, et que nous
nous aimons haut en couleurs !
LE BUREAU DU COLLECTIF FESTIGAYS
Contact Presse :
Aline Parmentier, Présidente
06 22 48 62 88 - presidence@festigays.net
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2. Qui sommes-nous ?
Le collectif FestiGays a été crée
en novembre 2001 par les associations, établissements « gay
» et « gay friendly » ainsi
que bon nombre d’individus dans le but d’organiser la première
« gay pride » à Strasbourg.
Une première marche a eu lieu le 15 juin 2002 réunissant
environ 2000 personnes, avec une participation importante d’associations
allemandes, dans les rues de Strasbourg sous le thème « Liberté
Egalité Visibilité ».
Une semaine culturelle précédant cette marche avait pour objectifs
d’utiliser tous les supports artistiques, culturels et didactiques
afin de susciter le débat et la réflexion autour de problématiques
liées à l’orientation sentimentale et/ou sexuelle.
La seconde « Marche de la
visibilité » a eu lieu le 14 juin 2003 et, pour
la première fois, les personnes transgenre sont venus y ajouter leurs
revendications.
Les partenaires allemands et suisses du collectif ont, de nouveau, participé
activement à ce cortège qui aura pris pour la première
fois des couleurs européennes.
Une des réussites de cette marche aura été une réelle
visibilité locale de part une participation plus importante de strasbourgeois
et d’alsaciens, osant pour la première fois défiler malgré
le regard extérieur.
De plus, une émission locale a choisi de montrer, en direct, l’arrivée
du cortège, permettant au collectif de s’adresser à des personnes
plus ou moins intéressées par ses revendications.
La « Semaine de la visibilité »,
organisée pour la seconde fois, faisait alors de Strasbourg, une des
très rares villes à conserver cette espace de réflexion
et de discussion publique
En démarrant sa troisième année, le
collectif s’est fixé d’autres objectifs que ceux d’organiser une marche,
une semaine de visibilité et une soirée de clôture.
Ainsi, ont été créées deux commissions de
réflexion :
- l’une sur la création d’un Centre Gay, Lesbien,
Bisexuel et Transgenre à Strasbourg.
- l’autre pour rendre concrète une synergie entre les pays frontaliers
de notre région (l’Allemagne, la Suisse, la Belgique) ainsi que
réfléchir à l’harmonisation des
droits des personnes dans une Europe élargie
(Pologne, Luxembourg, Autriche).
C’est pourquoi, en 2004, les événements organisés
par le collectif ont pris une dimension européenne.
Pour son édition 2005, le collectif a voulu continuer ses combats,
tout en créant un espace pouvant accueillir de nouveaux projets. Ainsi,
la « commission projets » a vu le
jour en regroupant :
- le projet « centre LGBT » déjà
initié en 2004
- un projet « FestiGays La Radio »,
FestiGays a animé une émission de radio sur RBS en janvier
et février 2005, pour proposer en tout cinq émissions d’une
heure
- un « projet jeunes », destiné
à assurer une prévention de l’homophobie en milieu éducatif.
Ces projets, menés en parallèle à la semaine de la visibilité
et la marche de la visibilité, sont destinés à aboutir
sur le long terme.
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3. La Constition Européenne
La Constitution européenne, symbolisant les valeurs
de l’Union européenne, comporte des avancées en matière
de droits pour les personnes homosexuelles, bisexuelles et transgenre.
En effet, Les articles I-2 et I-3 classent, parmi ses valeurs, le «
respect des droits des personnes appartenant à
des minorités », et, parmi ses objectifs, « le
combat contre les discriminations ».
Dans la charte des droits fondamentaux est de surcroît « interdite
toute discrimination fondée notamment sur le sexe, la race (...) ou
l'orientation sexuelle » (article II-81). Cependant, la discrimination
fondée sur l’expression du genre n’y est pas clairement
énoncée, ce qui est regrettable.
Certains de ses articles permettront d’ouvrir des
droits plus importants tels que le droit au mariage et de fonder sa famille
(article II-7 et II-9).
D’autres articles, nous permettrons d’exercer un contrôle
sur des Etats coupables de discriminations en raison de l’orientation
sexuelle et/ou de genre et d’établir « les
mesures nécessaires pour combattre toute discrimination fondée
sur l'orientation sexuelle » (article III-124) mais toute nouvelle
loi devra recueillir l’unanimité des États membres ce
qui limite la portée de ce nouveau pouvoir législatif ; de
demander à la Commission de légiférer sur des revendications
(Article I-46).
Avec cette Constitution, les personnes homosexuelles, bisexuelles
et transgenre disposerons d’un arsenal législatif reposant sur
le principe de non-discrimination. Mais concrètement, tendrons-nous
vers une égalité de droits et de choix, ce dans tous les domaines
? Aurons nous la liberté de choisir notre idéal de couple (mariage,
PACS, concubinage,…), notre modèle familial ?
Quel sera le visage d’une Europe arc-en-ciel respectueuse
de tous alors que nous connaissons la situation plus que préoccupante
des lesbiennes, gais, bis, trans, dans certains nouveaux pays membres ? Les
associations LGBT seront-elles entendues par les institutions et pèseront-elles
pour que nos droits soient respectés dans TOUS les pays européens
?
Néanmoins, l’intégration de la charte
des droits fondamentaux à la Constitution est un élément
très important en matière de droit LGBT.
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4. Point sur les droits des personnes LGBT en France
Depuis novembre 2001, les propos discriminatoires fondés
sur l’orientation sexuelle dans l’entreprise sont condamnables
et depuis novembre 2004, une loi pénalisant l’homophobie est
entrée en vigueur.
Malgré l’adoption de ces lois, ce qui reste un élément
positif, leur application est douteuse. Dans les faits, ces lois ont bien
plus servi à satisfaire la demande des associations pour montrer une
certaine « bonne volonté »
de la part des gouvernements successifs, que de réellement protéger
les personnes LGBT.
Et qu’en est-il des discriminations spécifiquement transphobes
? Car ces lois n’en tiennent pas compte.
Depuis novembre 1999, une loi met en application le pacte
civil de solidarité (P.A.C.S), contrat conclu par deux personnes physiques
majeures, de sexe différent ou de même sexe pour organiser leur
vie commune et, notamment, les droits relatifs à la communauté
de dépenses et à l’habitation.
Cependant, les droits d’un couple « pacsé
» restent bien moindre comparés à ceux d’un couple
marié. Par exemple, le PACS reste sans effet sur la filiation et l’autorité
parentale.
L’adoption, quant à elle, est possible pour
une personne célibataire depuis 1966. Or, si cette même personne
célibataire ne cache pas son homosexualité, l’adoption
lui sera refusée.
La PMA (procréation médicalement assistée),
n’est pas accessible par les couples de même sexe. Or, l’interdiction
de procéder à la PMA pour les couples de même sexe n’est
fondé sur aucune base légale en France, elle est donc discriminatoire.
Depuis 1992, la loi Française autorise les «
transsexuel-le-s » à changer d'état
Civil, mais uniquement après une opération de "mise en
conformité genre/sexe", pour que leur
« nouveau » rôle social soit
« crédible ». Ce procédé
est ressenti comme une lourde humiliation par les personnes transgenre, à
qui l’on fait comprendre que leur existence est une gêne pour
cette société.
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5. Nos revendications
De cet « état des lieux
» des droits des personnes LGBT en France et en Europe découle
le mot d’ordre de la marche de la visibilité 2005 : Droit
au respect ! Respect des droits !
Pour que les personnes LGBT puissent vivre et fonder leur
famille en toute sérénité, avec le respect de tous,
il faut une nette évolution des mentalités, ainsi qu’une
réelle protection juridique.
Nous souhaitons que le gouvernement français, ainsi que les députés
européens prennent conscience :
- Du fait que l’évolution des mentalités ne s’opèrera
que si un réel débat s’engage autour de l’accès
pour les couples de même sexe et/ou transgenre au mariage civil, à
l’adoption et à la PMA.
- Du fait que la lutte contre l’homophobie et la transphobie doit
s’effectuer par une réelle prévention d’abord,
avant la pénalisation. Par le biais, par exemple, d’une prévention
à l’école, où toutes les problématiques
liée à l’orientation sexuelle et l’identité
de genre seraient abordés, entre autres.
Nous demandons au gouvernement français de respecter la Déclaration
Universelle des Droits de l’Homme, qui annonce dans son article 1er
que tous les hommes naissent libres et égaux en dignité
et en droits et qu’ils sont doués de raison et de conscience
:
- En permettant l’accès aux couples de même sexe et/ou
transgenre au mariage civil, ainsi qu’à l’adoption et
à la PMA
- En facilitant le changement d’état civil pour les personnes
transgenre
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6. Semaine de la Visibilité
Cette année y sera traité sous forme de débats, de
projection-débats :
- De la prise de conscience de son genre et de sa transidentité.
- Du suicide chez les jeunes, lié à l’homophobie.
- De l’égalité des droits au niveau européen
et les perspectives d’avenir
- D’expériences de parentalité
- Du droit du travail et de la problématique de l’homophobie
au travail
- Des études lesbiennes
Au cours de cette semaine, des expositions, des concerts,
des représentations théâtrales, du sport viendront alimenter,
déclencher ces réflexions.
L’objectif de la Semaine est d’apporter une
diversité dans le mode d’expression culturelle, artistique,
de problématiques revendicatives, politiques et/ou sociales afin que
la diversité de chacun soit respectée.
Le programme complet sera disponible en annexe (guide-programme)
lors de la conférence de presse, le 18 mai.
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7. Marche de la Visibilité
Pour sa 4ème édition, la « Marche
de la visibilité homosexuelle, bisexuelle et transgenre »
gardera son aspect festif et revendicatif.
Depuis sa création, ce soucis d’équité
a toujours été une priorité du Collectif FestiGays.
Elle sera bien évidemment ouverte à tous,
car des sujets comme le Droit et le Respect , valeurs républicaines
par excellence, implique la société et les individus dans son
ensemble. Ces valeurs nous concernent tous et toutes … et ce quelque
soit nos préférences en matière d’orientation
sexuelle et/ou d’expression du genre.
Cette quatrième marche de la visibilité
sera à nouveau marquée par notre engagement européen.
Sous le mot d’ordre « Liberté, Egalité,
Visibilité », nous vous invitons à manifester
avec nous, ainsi que nos différents partenaires (associatif et autre),
sur un parcours central afin de sensibiliser, de viser un maximum de personnes
et de porter, au coeur de Strasbourg, nos protestations.
Samedi 18 juin 2005
Départ à 14 heures quai Koenig
Arrivée à 18 heures place de la Gare
Village associatif à partir de 10 heures place des Meuniers
Apéritif officiel à 18 heures place des Meuniers
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Présidente : Aline
Parmentier
e-mail : presidence@festigays.net
Tél. 06 22 48 62 88
Vice-président : Bruno
Selun
e-mail : vicepresidence@festigays.net
Tél. 06 25 42 26 24
Secrétaire Générale
: Valérie Adam
e-mail : secretariat@festigays.net
Trésorière :
Christelle Vionne
e-mail : tresorerie@festigays.net
Marche
Responsable de Commission : Stéphane
Smail
Contact : marche@festigays.net
Tel. 06 33 66 43 54
Semaine
Responsables de Commission : Patrick
Lintz et Marion Metz
Contact : semaine@festigays.net
Tél. 06 79 10 11 57 ou 06 98 74 65 12
Communication
Contact : communication@festigays.net
Tél. 06 25 42 26 24
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9. Remerciements
Anka Wessang du Club de la Presse
Christian Hahn, journaliste à France 3
Alsace
Fred Lichtenberger et Anne
Aymone de la Fnac
Nicolas Brizault
Marc de Alinéa
Rafael et son équipe
Pascal Mangin
Tricia Hartmann de l’imprimerie SICOP
Dominique Klein
Romain Nicolas-Bello du groupe NRJ-Nostalgie
Julien Merle de NRJ Strasbourg
Le service d’interprètes du Haut-Rhin
La Mairie de Strasbourg
Le TAPS Gare
Le Molodoï
Le site Tasse de Thé www.tassedethe.com
Les participants au Concours d’affiche
Les établissements annonceurs
Tous les animateurs et intervenants des débats
Toutes les associations qui nous soutiennent
Ainsi que tous les militants bénévoles qui ont rendu possible
cette quatrième édition par leur travail, leur temps et leurs
motivations.
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