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Les 2 communiqués officiels de l'Inter-LGBT : L'Assemblée nationale rend inapplicables La Commission des lois a adopté un amendement de Jean-Paul Garraud au projet de loi portant création de la Haute autorité contre les discriminations. Cet amendement vient limiter l'action en justice des associations de lutte contre l'homophobie et le sexisme à celles qui sont déclarées d'utilité publique. Seules ces dernières pourront saisir les tribunaux quand des propos discriminatoires homophobes ou sexistes auront été tenus. Autant dire que la loi ne sera jamais appliquée, puisqu'aucune association homosexuelle n'est reconnue d'utilité publique. Cette reconnaissance est en effet très sélective, et, ostracisé il n'y a pas si longtemps, le monde associatif homosexuel est encore loin de bénéficier d'une telle reconnaissance institutionnelle. Parmi les critères, il faut par exemple disposer d'un budget de 45734,71 euros. L'Inter-LGBT, indépendante des pouvoirs publics, ne demande aucune subvention, et est donc loin d'atteindre ce minimum. En confirmant le texte du Sénat tout en votant cet amendement, les députés ont fait preuve de la plus grande hypocrisie. Plutôt que d'assumer leur opposition de fond au texte, ils ont préféré voter une disposition qui le rendra inapplicable. L'Inter-LGBT exprime sa plus grande colère. Malgré l'engagement du président de la République, du Premier ministre, du ministre de la Justice et du nouveau président de l'UMP, les députés de l'UMP se refusent à tenir l'engagement qui a été pris en leur nom pendant la campagne des élections présidentielles, et durant ces 2 ans et demi de gouvernement. Si les députés confirme le vote de la commission des lois, la rupture des relations entre l'Inter-LGBT et la majorité serait totale et définitive. L'Inter-LGBT demande à l'UMP et à ses dirigeants d'intervenir pour que l'amendement Garaud ne soit pas voté en séance plénière. Bonsoir, Nous n'en sommes pas au premier rebondissement dans l'affaire des propos discriminatoires. La nouveauté du jour, c'est (je cite l'AFP) : "La commission des lois a toutefois adopté un autre amendement de M. Garraud qui limite aux seules associations déclarées d'utilité publique la possibilité de se porter partie civile dans les procès pour sexisme ou homophobie". De fait, la loi sera inapplicable. La reconnaissance d'utilité publique est octroyé à un très faible nombre d'associations, selon des critères extrêmement sélectifs. Dans 10 ans peut-être, l'Inter-LGBT pourra imaginer déposer une demande au ministère de l'Intérieur. Les temps auront bien changé, parce que l'Inter-LGBT aura une dizaine de salariés, des locaux, et une respectabilité que nous aurons gagné en reversant les pièces jaunes de l'octroi aux bonnes uvres. Si les amendements du Sénat sont votés en l'état le 8 septembre par l'Assemblée Nationale sans l'amendement Garraud, nous aurons un traitement quasi-équivalent du racisme, de l'homophobie, et du sexisme par la loi. S'ils sont votés tels quels avec l'amendement Garaud, à l'inverse, des propos tels que "Les pédés au bûcher" ne trouveraient pas plus de condamnation qu'aujourd'hui, personne, ni individu, ni association ne pourrait saisir la justice. Nous avons 6 jours pour changer la donne, et sauver ce qui peut l'être. Avec SOS Homophobie, nous avons calé un discours identique : le vote de l'amendement Garraud vaut déclaration de guerre au monde associatif LGBT. Ceci implique que nous communiquions au maximum les uns et les autres pour faire échouer cet amendement. L'Inter-LGBT tirera toutes les sonnettes d'alarmes et produira tous les ultimatums nécessaires, de l'Elysée à l'Assemblée nationale, en passant par l'UMP et Matignon. La conférence de presse du 7 décembre devra elle se recentrer sur un propos général : celui de l'égalité de traitement entre toutes les discriminations, qui implique le rejet de l'amendement Garraud. Le seul thème de la transphobie ne peut plus être exclusif : pas plus les associations homos que les associations trans ne peuvent avoir l'espoir d'être déclarées d'utilité publique dans un proche avenir. D'ici mardi, nous aurons du nouveau, j'en suis persuadé. La bataille n'est pas perdue, ni pour les associations LGB, ni pour les trans. Mais elle est très loin d'être gagnée. Communiquons, communiquons, communiquons : c'est notre seul mot d'ordre. --
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