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FestiGays : 12 juin 2004
Liberté égalité visibilité… parentalité
Le manifeste pour l'égalité des droits, initié
il y a quelques mois à la suite de la cruelle agression homophobe
dont a été victime Sébastien Nouchet dans le
Nord - Pas-de-Calais, interroge sur le fait que
les textes législatifs n'évoluent pas et ne prennent
pas en compte les discriminations.
Une majorité de français seraient pourtant prêts
à accueillir une loi anti-discrimination et une pénalisation
des injures et agressions homophobes ou transphobes, ainsi qu'à
envisager un mariage pour les couples de même sexe (55% "pour"
dans un sondage du journal "Le Monde" en juin 2003).
En effet, pourquoi se limiter à une loi qui sanctionne
une discrimination alors que d'autres discriminations
continuent à exister telles que les
inégalités entre le PACS et le mariage, les problèmes
spécifiques que rencontrent les personnes transgenre ainsi
que le droit à l'adoption ou à la construction d'une
famille ?
La parentalité constitue une réalité
sociale qu'on ne peut plus ignorer. 100 000 familles en France
élèvent déjà des enfants au sein de couples
homosexuel(le)s et/ou transgenre et estiment comme tout citoyen français
d'avoir le choix et le droit.
Cela revient à demander à des couples qui s'aiment de
nier leur envie ou liberté de concevoir, d'adopter un enfant,
de l'élever et de l'éduquer. Que deviens alors cette
liberté fondamentale : être parents
?
Dans bon nombre de pays européens les textes évoluent,
les mentalités suivent.
Des États membres ont aujourd'hui largement dépassé
le stade de la réflexion et le Danemark, les Pays-Bas, le Royaume-Uni,
l'Allemagne ou la Belgique ont aboli - ou tendent à le faire
- les dernières discriminations faites aux couples de même
sexe et à leurs enfants.
En France, cette réflexion est toujours freinée
par la peur, pour certains politiques, de céder à ce
qu'ils appellent du "communautarisme".
Peut-on dire que les personnes ayant lutté, en se regroupant,
contre le racisme, le sexisme ainsi que contre toutes formes d'inégalités,
ont fait avancer la société - au cours du siècle
dernier - dans un esprit "communautariste" ? Ou peut-on dire simplement
qu'elle l'ont fait dans un souci humaniste ?
C'est pourquoi, cette année, Strasbourg et Bruxelles,
"capitales européennes", se rejoignent et se distinguent des
autres marches européennes par leur thématique revendicative,
en avançant le thème "Être
parents, pourquoi pas nous ?".
Le choix du 12 juin n'est pas anodin. Nous souhaitons interpeller
les euro-députés sur ce thème et aussi sur sa
prise en compte dans la future Constitution européenne.
Nous avons aussi décidé d'organiser une Semaine
européenne de la Visibilité terminée
par une Marche européenne de la visibilité
homosexuelle, bisexuelle et transgenre car nous avons fait
le choix de mettre en avant, au moment des élections européennes,
nos partenariats et la synergie qui existent déjà en
matière de lutte contre les discriminations et, notamment,
en matière de droit à la parentalité.
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le communiqué au format .doc
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