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Mercredi
12 juin, à la librairie Kléber, trois femmes sont
présentes pour animer la discussion autour du thème
de l'homoparentalité : Nicole Vallé, responsable
de l'antenne grand est de l'APGL (Association des parents
et futurs parents gays et lesbiens), Nathalie qui témoigne
d'une expérience de co-parentalité et Véronique,
ayant eu recours à la PMA (procréation médicalement
assistée).
Un public nombreux, lui aussi constitué d'une majorité
de femmes.
Un débat d'actualité même s'il peut être
sujet de controverse. Controverse dont il est fait abstraction
durant la discussion.
Trois thèmes principaux se dégagent du débat
: l'évolution des lois en faveur des homosexuels (elles),
la co-parentalité et l'éducation de l'enfant.
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Le désir face à la loi
A l'heure actuelle, les gays et lesbiennes ayant des enfants
représentent moins de 10 %.
Mais selon un sondage, 45 % des lesbiennes et 36 % des gays
désirent avoir des enfants.
Ce désir d'être parents se heurtent aux lois. Les
discriminations existent, aussi bien à l'encontre des
candidats à l'adoption que dans le cas d'utilisation
des PMA (Procréation médicalement assistée).
Quant aux projets de co-parentalité, ils n'ont pas davantage
de légitimité au regard de l'état.
L'APGL tente, par des discussions avec le gouvernement, de faire
évoluer les lois. Elle aide également les futurs
parents gays et lesbiens à construire leur projet de
co-parentalité et apporte un soutien aux parents. |
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La co-parentalité et l'éducation
Nathalie
témoigne de son expérience de co-parentalité.
Mais qu'est-ce que la co-parentalité ? Dans son cas,
il s'agit d'un couple lesbien ayant décidé d'avoir
un enfant. Ce couple a fait la rencontre d'un couple gay ayant
le même désir. S'est alors engagée une réflexion
de deux années. Deux ans de réflexion pour tenter
de penser à tous les problèmes qui pourront se
poser lorsque l'enfant sera là, aussi bien concernant
l'organisation que les éventuels conflits qui pourraient
apparaître entre les deux couples ou encore l'éducation
de l'enfant.
L'enfant a pour parent un membre de chaque couple. Nathalie
précise que l'enfant (une petite fille aujourd'hui âgée
de trois ans) vit avec le couple lesbien. Quant au père
naturel et au compagnon de celui-ci, ils voient régulièrement
la fillette sans que les rencontres soient prédéterminées
à l'avance.
Une personne du public s'interroge sur la façon dont la fillette
surnomme les différents membres de cette famille inhabituelle.
Nathalie explique qu'elle a un papa, une maman. Elle ajoute
: "Pour les autres, c'est l'enfant qui a trouvé les surnoms."
Une autre question se pose : Comment explique-ton à
l'enfant cette famille particulière ?
Nathalie précise qu'elle a commencé très
tôt à expliquer à sa fille la manière
dont elle a été conçue, sous forme d'histoire
rituelle racontée avant de dormir. Jusqu'à
présent, la fillette vit très bien la situation.
Elle ajoute : "Il faut former les enfants aux risques de
réactions hostiles des autres. Donnons les armes à
nos enfants pour qu'il puisse se défendre."
Nicole Vallé termine le débat par ces mots : "Notre
entourage, si nous le vivons normalement le vit bien aussi."
Une question du public reste cependant sans réponse :
"comment les enfants d'un couple homoparental vivent-ils la
situation au moment de l'adolescence".
Ne disposant pas de suffisamment de recul pour le savoir, le
temps nous apportera des réponses à ces questions qui
restent en suspens…
Cat'C. |
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