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Rapport d'activité - Association FestiGays - 2001-2002 VIE ASSOCIATIVE Composition et fonctionnement du bureau : Le bureau est constitué d'un président, d'un vice président, d'un secrétaire général, d'un trésorier qui ont pour objectifs de mettre en œuvre les décisions prises par le conseil d'administration. Le ( la ) président(e) :
Le ( la ) vice président (e) :
Le (la) secrétaire général(e) :
Le (la) trésorier(e) :
Le bureau composé de ces quatres fonctions n'a pu se réunir
que jusqu'à mi avril tous les 15 jours. Il est important de rappeler que ces postes sont le nerf de la
guerre d'une association, et que l'engagement dans le long terme est
plus que nécessaire. Composition et fonctionnement du conseil d'administration Il est composé d'au minimum de 6 membres et peut atteindre 12 membres. Deux collèges sont représentés ; celui des personnes morales (associations et établissements au nombre de 6) et celui des personnes physiques (au nombre de 6). Le conseil s'est réuni 12 fois courant de l'année et a subi quelques bouleversements, du à une démission d'un poste clé : la présidence le 26 avril 2002 et d'autres postes. Les démissionnaires sont : Dilo Production (établissement), Estelle Pira (individu), Gazoïl Magazine (établissement). Le conseil d'administration gère le fonctionnement de l'association, fixe et contrôle les objectifs politiques et organisationnels décidés jusqu'à la marche de la fierté homosexuelle. Les principales décisions prises par le conseil d'administration ont été :
Composition et fonctionnement des commissions es commissions étaient composées de membres, sympathisants, associations, établissements, et un membre du conseil d'administration afin que la logique prise en conseil d'administration soit tenue lors de l'élaboration des projets. Ces commissions étaient en théorie des forces de propositions
et de mise en œuvre de projets. Elles étaient au nombre de 4, et chaque conseiller d'administration essayait au mieux de remonter les travaux de ces commissions afin qu'ils puissent être votés. Elle avait pour fonction de mettre en place un listing média
(télé et presse) et organiser l'échéancier
de la réalisation de l'affiche et du programme. Plusieurs projets ont été proposés au conseil d'administration, seul celui de Tom de Pekin a retenu réellement notre attention après quelques réunions de discussions . En ce qui concerne la réalisation du programme, plus d'une cinquantaine d'heures ont été consacrées à la récolte des informations textes et graphiques, la rédaction de textes de présentation des événements et membres du collectif, et la conception graphique faite par un professionnel qui nous a demandé plusieurs relectures. Concernant la couverture médias, plus d'une dizaine d'interviews médias et presse confondues ont couvert en amont l'événement, puis environ une dizaine ont couvert la semaine culturelle et la marche en elle même. Au delà du nombre, on peut se féliciter de la diversité des médias qui se sont intéressés à nous (local, régional, national, et frontalier). La mise en ligne du site web a demandé aussi un investissement énorme en temps de travail, il en demande encore car le site est mis à jour régulièrement. Elle avait pour but de répertorier tous les événements,
de les coordonner afin que certains événements ne se
recoupent pas ou que certains soient mis plus en relief que d'autres.
Cependant au final, 33 événements ont pu être programmés tout au long de la semaine culturelle et de débats, 33 événements qui n'étaient pas tous bien répartis dans cette semaine. Ces événements sont venus d'initiatives associatives, d'établissements commerciaux, ayant tous une sensibilité à nos revendications, tout en étant pas tous identifiés comme "gay friendly" tel que le Hall des chars, Le Kafteur.... Cette diversité d'initiatives et ce large choix pendant cette semaine a permis à chacun de s'y retrouver. Des vernissages d'artistes locaux mais aussi nationaux, des spectacles humoristiques, des défilés, des ambiances conviviales, des concerts, des soirées spéciales ont inondé cette semaine. Des débats sont venus alimenter la réflexion et l'intensité des échanges. Ils ont réuni en moyenne 40 à 50 personnes. D'autres malgré la qualité des intervenants, des témoignages, des professionnels de la question, des militants , n'a pas suscité un grand engouement notamment celui sur les droits, et la prévention vih/sida. Cependant nous tenions en concordance avec nos revendications placer deux débats centraux. Nous avons essayer d'aborder les problématiques qu'une personne homosexuelle peut rencontrer dans sa vie. Bien souvent au cours des débats, les spectateurs faisaient judicieusement la remarque que ces problématiques se transféraient facilement pour une personne hétérosexuelle. Ceci nous confortant sur la pertinence de notre revendication principale : l'égalité des droits pour tous. Nous avons donc abordé la prévention vih/sida, les droits, l'homoparentalité, l'art, le fascisme… Il s'agira l'année prochaine de mieux penser la répartition des événements sur la semaine, d'en assurer une réelle promotion. Somme toute ces événements avaient pour but de réveiller et d'ouvrir un peu plus les consciences des strasbourgeois, alsaciens, l'objectif a été plus qu'atteint. En ce qui concerne l'organisation de la marche proprement dite, une commission, pilotée par un représentant élu au conseil d'administration s'est réunie six fois de début décembre 2001 à mai 2002. L'association AIDES et le SNEG (Syndicat national des entreprises gaies) se sont particulièrement investis dans la coordination de la Marche, forts de leur expérience dans ce domaine. Plusieurs autres personnes se sont mobilisées dans la commission et lui ont apporté leur dynamisme et leur disponibilité. Cette commission s'est chargée de préparer un tracé de la marche et de le proposer au conseil d'administration avant de le soumettre à la préfecture et à la police pour approbation. Nous avons eu leur accord de principe assez rapidement. nous devons d'ailleurs souligner le réel engagement de la police et de la préfecture, à à ce que cette manifestation puisse se dérouler dans les meilleures conditions pour les strasbourgeois mais aussi et surtout pour les manifestants. La commission avait aussi la charge d'organiser un service d'ordre afin de contenir la marche dans la bonne humeur (une soixantaine de personnes). Elle s'est chargé dans la tenue de stands associatifs à la fin de la marche. Nous avons été près de 3000 dans les rues de Strasbourg à défiler au rythme d'une demi-douzaine de chars et de quelques autres participants qui s'étaient distingués d'une façon originale. Le cortège était composé de chars d'établissements commerciaux strasbourgeois mais aussi allemands et de la région est. Beaucoup d'associations se sont mobilisées pour participer au cortège et faire valoir leurs propres revendications. Un très large public, lui aussi très diversifié,
a pu assisté à ce spectacle inédit et a pu se
rendre compte que les personnes homosexuelles, bisexuelles ou transsexuelles
ne peuvent être réduites à quelques stéréotypes
vieillots. Ainsi, ce défilé aura contribué, nous
en sommes persuadés, à faire avancer les idées
de tolérance et de respect de toutes les différences.
Le résultat final fut à la hauteur de nos espérances. Vraisemblablement aidés par un contexte politique local peu favorable à notre cause, nous avons pu rassembler au-delà de notre ville et avons pu constater un soutien considérable du Grand-Est de la France ainsi que de nombreuses villes allemandes. De nombreuses associations, non gaies, ainsi que des partis politiques et des syndicats ont également contribué à faire de cet événement une marche digne, responsable et citoyenne au cœur de la cité. Les organisateurs de l'édition 2003 sauront se souvenir de cette réussite pour la prolonger efficacement. Il s'agira pour l'année prochaine de revoir l'échéancier de manière plus serrée, de prévoir plus de monde dans le service d'ordre, et de réellement organiser une fin de marche telle un village associatif. La commission sponsoring a tardé à être effective. Le SNEG a d'ailleurs pallier au manque de personnes pour aller démarcher :
Certaines rencontres ont pu se faire avec un administrateur de FestiGays. Les nombreux sponsors ont contribué au financement en achetant mi-pages, et des pages entières de publicité dans le programme, diffusé à 20 000 exemplaires sur le grand est, ainsi que des espaces sur le site web. La plupart d'entre eux ont souhaité soutenir le projet parce qu'ils étaient outrés des propos de Madame le Maire de Strasbourg dans Têtu, et voulaient donner une chance à la manifestation. On peut parler, en ce qui concerne le sponsoring de cette première gay pride, d'un véritable élan de solidarité, l'intérêt commercial des publicités venant en second plan. En revanche, le succès de cette première édition sera un argument commercial de taille pour le sponsoring de la deuxième année. Il serait judicieux de prévoir des quarts de pages en vente de publicité, et de commencer les démarchages très tôt dans l'année.
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